20/11/2007

XIV. Les sashimis de la honte.

C’est décidé, ils recommencent ! Les baleiniers japonais affûtent leurs harpons, les préparateurs de sashimis aiguisent leurs couteaux et l’industrie du cosmétique soupire d’aise à l’idée de ses prochains bénéfices.

 

Pardon, il paraît qu’il ne s’agit pas d’une pêche commerciale, mais scientifique ! Un millier de cétacés seront ainsi « prélevés » dans l’antarctique, y compris au sein de deux espèces menacées. Par exemple, il est déjà prévu d’harponner 50 spécimens de baleines à bosse qui, avant d’être revendus aux industriels (pourquoi perdre la marchandise quand on peut joindre le bénéfice au bénéfice ?), seront minutieusement examinés par le savancosinus de service. Nul doute que la science s’en trouvera enrichie de données primordiales et nécessaires à la survie de l’humanité ! Quelle sorte de recherches scientifiques a besoin d’un tel carnage ? Personne n’est dupe, évidemment, et pourtant les japonais osent toujours avancer cette hypocrite justification.

 

La vérité ? Satisfaire une gourmandise, une tradition gastronomique (pas un besoin vital, mais juste un plaisir éphémère) ; fournir une matière première jadis utile en cosmétologie mais pouvant être avantageusement remplacée de nos jours ; apaiser temporairement l’industrie de la pêche ; nourrir quelques chiens et chats ; et bien sûr fournir d’inestimables informations scientifiques. Pourquoi pas pour alimenter les lampes à huile de quelques nostalgiques ?

 

Bien sûr des opposants se font entendre depuis l’étranger et même, une fois n’est pas coutume, au sein même de la société japonaise. Des politiciens font le gros doigt de loin, des associations de protections de l’environnement réclament la reconduction du moratoire. Quant à Greenpeace, il promet de placer son navire Esperanza sur la route des baleiniers et de tout tenter pour les forcer à rentrer au port. J’aimerais croire que les méthodes faussement musclées de ce groupement puissent influer sérieusement sur des décisions politico-financières. Placer des banderoles, s’attacher aux grilles de centrales nucléaires, se mettre entre la baleine et le harpon avec des caméras, c’est du « peace and love » médiatique.

 

A cela je préfère de loin les méthodes de Paul Watson (ex-fondateur de Greenpeace considéré comme un « écoterroriste », alors que les véritables écoterroristes sont évidemment ceux qui pillent et saccagent l’environnement, étrange inversion des étiquettes qui en dit long sur la manipulation des consciences !) Les tactiques de Watson incluent s’il le faut l'éperonnage (9 baleinières envoyées par le fond, équipages sauvés) et le sabordage (2 navires coulés dans un port islandais). Bravo ! Le jour où Greenpeace louera les services de mercenaires pour détruire les outils des pollueurs et destructeurs de la planète, je leur verserai ma contribution.

 

Messieurs les japonais, vous qui en d’autres temps placiez l’honneur au sommet de vos préoccupations morales, j’espère que la honte vous étouffera à votre prochaine bouchée de sashimi.

  

11:38 Écrit par Tonton dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/11/2007

XIII. Extinction annoncée d'une communauté.

Six millions de Flamands vont disparaître. Je ne parle pas des flamants roses, ces élégants volatils africo-camarguais, mais des habitants de la région nord de la Belgique. Pour une fois dans l’histoire, ce génocide annoncé ne sera pas le fait d’une invasion barbare, mais de conditions naturelles d’une part et sociopolitiques internes d’autre part. Ce peuple au demeurant fort sympathique lorsqu’il n’est pas manipulé par des idéologues bas du front, ne se doute pas encore de ce qui l’attend.

 

Ce qu’ils revendiquent comme étant de l’autonomie, de l’indépendance (territoriale, économique, politique et linguistique), se traduit essentiellement par un repli sur soi, sorte de protectionniste idéologique stupide et mesquin qui rebute (ou qui exclut) non seulement les francophones du même pays, mais le monde entier. La coloration politique de plus en plus radicale de cette région est le catalyseur de cet isolement. Or, cette région n’aura de dimensions internationales, et donc de pertinence économique, que si elle s’ouvre à une langue réellement véhiculaire, vu le contexte, l’anglais et le français. Le « néerlandais » causé en Flandre est une langue moribonde, patchwork de dialectes locaux, un peu comme le wallon au sud du pays. Dès qu’ils auront acquis leur chère autonomie, l’on parlera bientôt de la Flandre comme d’une nouvelle Albanie.

 

Bien sûr, dans un premier temps, ils ne croiront jamais que cela puisse arriver. Forts de leur réussite économique actuelle (justifiée), mais artificiellement convaincus de l’importance de leurs spécificités, notamment linguistiques ( ?), ils peuvent s’imaginer un avenir prospère. Youp la boum ! Euphorie classique avant la gueule de bois. S’il y a une chose que l’histoire ne supporte pas, c’est la mesquinerie. En l’absence de « grande pointure » (dictateur ou humaniste), ou de « grand projet » (invasion guerrière ou attrait local irrésistible) et rien de tout cela n’existe en Flandre, ce genre d’attitude ne provoque qu’isolement et disparition sans éclat.  

 

Un seul exemple parmi des centaines de cette mesquinerie : des conducteurs d’autobus ont reçu des amendes parce qu’ils avaient omis, sur le territoire flamand, d’enlever les annonces en français défilant sur leur véhicule, annonces qui selon la Loi ne peuvent être placées (en bilingue), que lorsque le véhicule roule dans une commune dite « à facilités », c'est-à-dire où la population majoritairement francophone sur un sol flamand a encore droit à ce traitement de faveur ! Il y a donc eu des politiciens pour décider de telles lois, et la machinerie judiciaire, policière et administrative pour suivre le mouvement, plus une population pour applaudir à cela. Quand on est capable de perdre son temps dans une telle application du ridicule, alors que des choses autrement plus graves réclament l’attention de tous, c’est un signe évident de déclin.

 

Géopolitique-fiction : La Belgique a cessé d’exister, au nord une Flandre indépendante, au sud une Wallonie en passe d’être rattachée à la France. Engoncé en territoire flamand, Bruxelles est devenu une sorte de Washington DC toujours relié à la Wallonie par un couloir autoroutier, quelques voies ferroviaires et voiries secondaires. Des murs ont été construits par les Flamands pour bien séparer tout cela. Des points de passages (checkpoint Charlie comme à Berlin durant la guerre froide), verrouillent les accès par où pourraient se mêler librement les populations désormais antagonistes. Des divorces avec séparations de corps et de biens ont été imposés par l’état flamand, aussi bien dans les institutions que dans les couples. On a vu des minorités harcelées, des déportations, des expulsions. On a échappé de peu, grâce à la pression internationale, au projet flamand de modifier l’écartement des voies de chemin de fer entre la Flandre et ses voisins. Il paraît que l’essor culturel et artistique de la Flandre, intra-muros, est remarquable, mais ce ne sont que des bruits, de bottes essentiellement. Ce qui est sûr, réchauffement climatique oblige, c’est que le niveau de la mer du Nord ne cesse de monter. 


 

 

Zes miljoen Vlamingen zullen verdwijnen. Ik heb het niet over de flamingo’s, (cfr Franstalige woordspeling) die elegante afrikaans-camargische vogels, maar wel over de bewoners van het noorden van België. Uitzonderlijk in de geschiedenis der volkeren, zal deze vooropgestelde uitroeiing niet te wijten zijn aan een inval van de barbaren, maar zal enerzijds voortspruiten uit de natuurlijke omstandigheden, en anderzijds uit de inwendige socio-politieke toestand. Dit volk, uiteraard zeer sympathiek zolang het niet wordt gemanipuleerd door de laag bij de grondse ideologen, beseft helemaal nog niet wat hen te wachten staat.

  

Wat ze willen bereiken als onafhankelijkheid, in de zelfstandigheid (van grondgebied, van economie, politiek en taal) is een terugkeer op zichzelf, een soort idiote en kleingeestige ideologische zelfbescherming, die niet alleen de Franstaligen van het land afkeer inboezemt, maar door heel de wereld aan de kaak wordt gesteld. De als maar grotere politieke radicalisering van dit gebied werkt als een katalysator van de afscheiding en de vereenzaming. Nochtans kan dit gewest pas internationale afmetingen verkrijgen, en dus ook economisch aanvaardbaar zijn, voor zover het zich open stelt aan een meer algemeen gebruikte taal zoals het Engels of het Frans.  Het “Nederlands » zoals het in Vlaanderen wordt gesproken is een ten dode gedoemde taal, een soort patchwork van lokale streektalen, net zoals het Waals in het zuiden van het land. Van zodra ze hun dierbare onafhankelijkheid zullen hebben bereikt, zal men over Vlaanderen spreken net als over het nieuwe Albanië.

In het begin zullen ze natuurlijk nooit zelf durven geloven aan wat er gaande is. Zich sterk voelend in hun hedendaagse economische vooruitgang (gerechtvaardigd) maar tezelfdertijd onnatuurlijk overtuigd van hun persoonlijke eigenschappen, zoals hun taal (?), kunnen ze niet anders dan zich een voorspoedige toekomst inbeelden. Yoep la boem ! Dat is het klassieke vreugdegevoel voordat de roes voorbij gaat. Er is nochtans iets wat de geschiedenis der volken niet verdraagt: de kleingeestigheid.  Als men niet beschikt over “de grote maat”  (als dictator of als humanist), of een « groot project » (oorlogsaanval of lokale onweerstaanbare aantrek) – en hiervan is geen spoor te merken in Vlaanderen – dan wordt een volk bedreigd door vereenzaming en verdwijning zonder een schijn van glorie.  

 

Een klein voorbeeld van de kleingeestigheid tussen de vele voorbeelden  van de kleingeestigheid in Vlaanderen : busbestuurders kregen boetestraffen omdat ze vergeten waren, op het Vlaamse grondgebied, de tweetalige richtingsaanduidingen te veranderen in ééntalige Vlaamse. Omdat, volgens de Wet, tweetalige borden alleen in faciliteitsgemeentes mogen worden gelezen : dit wil zeggen dat in de gemeentes met een meerderheid van Franstaligen de mensen het recht hebben om tweetalige borden te zien : wat een pracht van « toegeving » aan de Franstaligen !  Er zijn dus politiekers te vinden om zulk soort  van Wetten te beslissen, en een gerechtelijke, politie- en administratieve machinerie om hen te volgen, zowel als een bevolking om in de handen te klappen van blijdschap.  Als een volk bekwaam is om zijn tijd te verspillen in het toepassen van zulke belachelijke maatregelen, daar waar meer dringende problemen ieders aandacht opeisen, dat is een duidelijk teken van « ondergang ».  

  

Geopolitieke fictie : België bestaart niet meer, in het noorden vindt men een onafhankelijk Vlaanderen, in het zuiden een Waals gebied dat zijn aanhechting aan Frankrijk verwacht. Ingesloten in het Vlaamse grondgebied is het Brussels gewest een soort Washington DC geworden, nog slechts aan het Waalse gebied bevestigd door een autostrade « gang », enkele spoorlijnen en een paar lokale wegen. De Vlamingen hebben een muur opgericht om alles goed te scheiden. Er zijn enkele doorgangspunten (checkpoint Charlie zoals in Berlijn tijdens de koude oorlog), maar de toegang is op slot opdat de tegenstrijdige bevolkingen geen vrije doorloop meer zouden hebben.  De echtscheidingen en scheidingen van tafel en bed zijn door de Vlaamse Staat gevorderd, zowel in de gezinnen als in de instellingen. Minderheden worden vervolgd of uitgewezen. Het scheelde geen haar, dank zij de internationale druk, of de afstand tussen de beide liggers van de spoorlijnen werd gewijzigd tussen Vlaanderen en de omliggende gebieden. Naar het schijnt is de artistieke en culturele Vlaamse vooruitgang, intra-muros- buitengewoon, maar het gaat alleen om geroezemoes, zoiets als het geluid van soldatenbotten op het asfalt. Wat wel zeker is, is de klimaatopwarming, en die het peil van het zeewater langzaam maar zeker doet stijgen.

 

 

11:44 Écrit par Tonton dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |