VII. Dernières tribulations de l'évolutionnisme, le " dessein intelligent ".

" />

| Page d'accueil | IX. Botus et mouche cousue

»

18/08/2007

VIII. Ce matin, un lapin, a tué un chasseur...

Liminaires :

1) J’ai toujours vécu à la campagne, entouré de forêts, au contact de la nature et en conséquence, de chasseurs. Je sais donc de quoi je parle.

2) Si je devais tuer pour assurer ma survie, que ce soit pour me protéger ou pour manger, je n’hésiterais pas une seconde. Je ne suis adepte d’aucune de ces philosophies ou croyances débiles où l’on voit des individus pétris de sensiblerie réclamer le jugement divin à la seule pensée d’avoir écrasé une mouche par inadvertance. Le mieux étant l’ennemi du bien, ces personnages falots discréditent totalement le discours sérieux qui doit être tenu contre les chasseurs.

 

Ce qui me choque dans cette activité, plus que sa quasi totale inutilité à notre époque, c’est l’hypocrisie crasse des porteurs de fusils. Ils vous présentent cela comme une passion noble, le respect de traditions et de coutumes, une chose utile pour la préservation de la nature, une activité économique importante… La vérité, outre ce dernier critère, est qu’il s’agit essentiellement d’une affaire de petites bites. Une bande de péteux mous du gland armés de flingues à deux coups qui s’offrent des illusions de virilité en lisière de forêt ou en bord d’étang. Je veux bien respecter ces rares chasseurs « d’Épinal », qui arpentent les forêts en silence, discrets comme des ombres, qui observent, repèrent, éliminent le cas échéant l’un ou l’autre prédateur en surnombre ou « prélèvent » le gibier affaibli. Ceux-là, qui n’existent que dans une proportion négligeable, servent hélas de justification pour tous les autres, les sauvages, les exterminateurs en gros, ceux que j’ai toujours vu ravager la faune et la flore sans autre souci que la gloriole du trophée.     

 

Je peux signaler un petit village où, chaque année, le nobliau local fait élever des milliers de faisans ou de canards, en quasi-liberté sur tout le territoire y compris les parcelles privées et les biens communaux (il faut zigzaguer pour les éviter sur la route, les particuliers doivent les chasser des jardins mais n’osent pas se plaindre – le pot de terre contre le pot de fer, vous connaissez !). Pourquoi une telle profusion ? Pour inviter ses potes, nobliaux, bourgeois et autres m’as-tu vu du même tonneau à d’inénarrables journées de chasse. C’est alors le défilé des 4x4 rutilants, des tenues de camouflages griffées de chez plouc, la sortie des fusils bien graissés par le majordome de service. Le cirque ! Des femmes en toilettes et bijoux accompagnent et parfois même participent, il y a de la testostérone dans l’air. Les manants du coin sont conviés pour la « traque », ils recevront un petit billet, un coup de gnôle et l’illusion d’avoir approché « le grand monde ». Puis la partie commence. Des milliers, oui, des milliers de coups de feu (plusieurs par minute durant des heures !) s’entendent à des kilomètres. Incendie dans une usine de pétards ? Non, partie de chasse ! L’hécatombe est évidemment au rendez-vous, malgré les innombrables coups manqués par ces tireurs du dimanche. Par contre, dans la confusion et l’ignorance, des espèces non visées initialement s’ajoutent au tableau de chasse de ces héros : poulets de ferme, rapaces effrayés, corneilles et petits moineaux, chiens, chats, vaches et touristes égarés. Un jour on interdira aux habitants de ce village de consommer les légumes du jardin tant le sol y sera saturé de plomb.

 

Quant aux chasses, disons, moins industrielles, pratiquées par ailleurs, elles ne sont pas moins néfastes pour le milieu naturel. Les justifications cynégétiques ne résistent pas aux faits. Il s’agit uniquement d’un sport doublé d’une activité économique lucrative pour certains. Le tout est de savoir si une société qui se dit civilisée et soucieuse de protection de l’environnement peut admettre tous les sports et toutes les activités économiques. J’ai ouï dire qu’on avait interdit le lancer de nains, pour des raisons morales, même si les projectiles humains avaient donné leur assentiment pour participer à ce jeu surréaliste. La culture du cannabis est interdite, et pourtant c’est très lucratif. La chasse ne mérite pas mieux, à l’heure actuelle, que ces deux exemples. Le seul intérêt de cette activité, finalement, c’est la perte accidentelle, et parfois préméditée, de quelques-uns de ses adeptes.

  

15:34 Écrit par Tonton dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

BRAVO TONTON ! On doit habiter, la même région ; le nobliau local qui organise sa partie de chasse, je connais et je méprise ! ça fait partie des choses que je ne supporte pas !

Écrit par : Geneviève | 18/08/2007

S'il y avait une pétition contre cette chasse de la faune sans défense je la signerai des deux mains et deux fois plutôt qu'une.

Écrit par : Kaminski | 20/08/2007

Bien dit! Sus aux chasseurs.

Écrit par : petite lune | 02/09/2007

Les commentaires sont fermés.